Stabilité 

  • Publié le : 20/02/2012
    Fermer

    Envoyer à un ami

    Les coordonnées que vous indiquez dans cette page sont à usage unique et ne sont pas conservées.

    Emails de vos destinataires : 

    Signez avec votre nom : 

    Précisez votre adresse email :   

    Joindre un message :

    Souhaitez-vous recevoir une copie de ce mail ?

    Envoyer

    Annuler

  •  
  •  

    Stabilité

     

    Sur le marché à terme, le cours du blé évolue sans grande amplitude et sans réelle tendance. Les hausses se succédant aux baisses, le prix se maintient. Sur le marché physique, le blé rendu dans les ports français, notamment pour des livraisons rapprochées, bénéficie toujours d’une bonne demande et s’arroge ainsi une petite hausse de 3 €/t. Ainsi, les cours n’ont pas cédé trop de terrain et, malgré un bilan mondial confortable, le prix parvient à rester supérieur au niveau de 200 €/t rendu Rouen.

     

    Pourtant, les chargements de cette semaine marquent le pas et les demandes de certificats, à seulement 47 kt pour l’UE (dont 21 kt pour la France), sont peu encourageantes. Le change euro/dollar n’est guère favorable et la baisse du fret de ces derniers mois rapproche l’origine US de nos débouchés privilégiés. Fort de disponibilités importantes et d’un prix maintenant compétitif, le blé américain a d’ailleurs réussi à se placer dans les deux derniers appels d’offres du GASC pour un total de 235 kt. Les chargeurs cherchent à placer du blé français vers l’Egypte et c’est près de 500 kt qui ont été offertes au cours des deux derniers tenders du 11 et du 16 février. L’écart se réduit avec le concurrent américain mais, une fois encore, l’origine française n’a pas été retenue. De fil en aiguille, il ne restera guère d’opportunité pour réussir à vendre à nouveau du blé sur cette destination. Si les besoins qui restent à couvrir pour l’Egypte sont encore importants, le GASC va bientôt arriver au bout de son programme. Le seul point positif dans l’immédiat est l’absence d’offre de blé russe. Les difficultés logistiques paralysent encore le commerce de ce côté de l’Europe et incitent les opérateurs à la prudence alors qu’un bon nombre de Pays-Tiers reviennent au marché. Même si les exigences en qualité de ces différents acheteurs ne correspondent pas aux caractéristiques du blé français, il est intéressant de noter que la Syrie est aux achats pour 100 kt, l’Arabie Saoudite pour 330 kt, l’Irak pour 50 kt. La Lybie est également présente pour 87 kt en deux appels d’offres. L’Iran vient de concrétiser un appel d’offres de 500 kt, totalisant ainsi 1,2 Mt de commandes depuis le début du mois de février, malgré les décisions politiques prises par l’Union Européenne et les Etats-Unis. Il est fort probable que le programme d’exportations de la France se jouera dans cette courte période d’absence de la Russie pour aboutir soit à 8,5, soit à 9,2 Mt selon les anticipations des différents analystes et opérateurs.

     

    Sur le marché intérieur, visiblement pénalisés par un manque de dynamisme de leurs débouchés, les fabricants d’aliments sont toujours très en retrait et seraient même plutôt dans une logique de report de leurs achats.

     

    Maïs

    Sur le marché mondial, le prix du maïs se maintient. Les Etats-Unis affichent encore cette semaine une belle dynamique à l’exportation. Et malgré des stocks d’éthanol élevés et une demande en panne, les chiffres hebdomadaires de production montrent que ce secteur

    reste très actif et utilisateur de grains. L’Europe continue à participer

    au marché mondial avec des demandes de certificats d’exportation (73 kt) mais aussi des importation non négligeables (cf p. 4) dont 9 kt pour la France. Sur le marché hexagonal, le prix du maïs repasse au-dessus du blé et s’affiche à 3-4 €/t de plus à destination des fabricants. Mais, pour le moment, le marché de l’alimentation animale ne semble guère actif.

     

    Blé dur

    L’Algérie vient de finaliser un achat de 300 kt de blé dur. Mais compte tenu des prix traités, la marchandise ne peut être d’origine française. Dans ce marché étroit, où le plus gros client du blé français est bel et bien l’Algérie, les perspectives pour la fin de campagne paraissent peu prometteuses. Au 1er février, les chargements réalisés à destination des Pays-Tiers étaient de 530 kt. Depuis, seuls quelques bateaux à destination du Maroc sont venus étoffer les chiffres. Compte tenu de la dynamique du Canada qui dispose de stock et montre sa volonté d’être très présent pour cette dernière campagne du Canadian Wheat Board, les opportunités pour la France apparaissent réduites. D’ailleurs

    FranceAgriMer prévoit des exports à 650 kt et des stocks confortables en France à l’issue de la campagne. Le prix s’en ressent et le marché du blé dur est très atone. Mais les producteurs sont peu présents aujourd’hui, en raison notamment des inquiétudes liées au gel qui pourrait avoir plus pénalisé le blé dur que les autres céréales à paille.

     

    Anne-Laure Paumier - 17/02/2012

     

     

  •